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2017-04-22

Domingo de Páscoa

HOMELIE DU DIMANCHE DE PÂQUES - 16 AVRIL 2017

Comment la résurrection de Jésus peut-elle faire la différence pour nous?
On peut nous demander: «Même si Jésus a été ressuscité des morts, et s’il y a des témoins à ce sujet, alors qu'est-ce que cela change pour avec vous et moi?»

Il me semble que la foi dans le Ressuscité,
Jésus Vivant présent en nous et avec nous dans ce monde présent, nous donne un double regard sur la vie, comme quand nous avons des lunettes à vision progressive: D’abord regardant en nous et dans ce monde où nous vivons nous pouvons voir le fossé qu’il y a entre Dieu et son Amour pour nous et nous attitudes; Ce fossé a un nom dans la théologie: le péché du monde avec lequel nous collaborons.

Le Pape François dans la prière finale du Chemin de Croix au colisée de Rome l’a exprimé d’une manière qui me dit beaucoup et que je partage avec vous: "O Christ, notre unique sauveur, nous nous tournons vers toi aussi cette année avec les yeux abaissés de honte".

Et il énumérer les multiples motifs de cette "honte".
Honte «face à toute ces images de dévastations, de destructions et de naufrages qui sont devenues ordinaires».

Honte du «le sang innocent versé chaque jour de femmes, d’enfants, de migrants et personnes persécutées pour la couleur de leur peau, pour leur appartenance ethnique, sociale et pour leur foi».
Honte «toutes les fois ou nous avons lâchement fui nos responsabilités».
Honte pour « notre silence face à l’injustice».
Honte pour «les évêques, les prêtres, les consacrés, qui ont scandalisé et blessé l’Eglise».
 

Ce premier regard nous manifeste que la Croix est symbole de la monstruosité du péché qui détruit les personnes et leurs relations.

Mais la résurrection de Jésus, Vainquer de la Mort et du péché du monde  fait une différence maintenant non seulement dans le monde à venir.

Nous donne l’espérance que le passage par la mort et la résurrection de Jésus «transforme nos cœurs endurcis en cœurs de chair capables de rêver, de pardonner et d’aimer». L’espoir que «le bien vaincra malgré sa défaite apparente».

Et le Pape François continue da prière, que je vous invité à la faire aussi la notre: Nous te demandons Seigneur de te souvenir de nos frères «fauchés par la violence, par l’indifférence et par la guerre».
Nous te demandons de «rompre les chaines qui nous enferment dans notre égoïsme, notre cécité volontaire, et la vanité de nos calculs mondains».
 

Si nous pensons un instant à ce que notre monde ressemblerait si les gens se voyaient comme des lieux où habite l'Esprit de Dieu. 
Si nous considérons les autres comme des dons de Dieu et que Dieu habite en eux, notre attitude changerait pour ceux qui vivent dans des pays lointains aussi bien que chez ceux qui sont plus proches.
Nous allons étendre la main de l'amitié et de la coopération; Il y aurait plus de paix et moins de guerre; L'éducation serait pour tous les membres du monde entier; Et les enfants ne mourraient pas faute de nourriture ou d'eau propre.

La résurrection fait une différence maintenant Il nous faut la foi dans cet Amour plus fort que le mort, plus fort que le mal et le pêché (le désamour).

Le Ressuscite manifestait le mystère de l'Amour de Dieu.

Nous avons de la difficulté à capter les ondes de l'Amour de Dieu.
Il nous faut demander:
«Seigneur Ressuscité augmente notre Foi en ta présence!»
«Seigneur Ressuscité augmente notre foi dans le pouvoir de ton Amour qui donne de la force à nos fragilités.»
Amen.


Fr. Eugénio Boléo

2008-08-26

A mulher que converteu Jesus

Mt 15, 21-28

Dans les vies des gens heureux il y deux attitudes très courantes
qui sont opposées une à l’autre:

1- Le première est l’attitude de se protéger.
De protéger les personnes qui sont importantes pour eux,
ainsi que les valeurs qu’ils défendent.
On ne veux pas perdre ce qui est important pour vivre épanoui et heureux
Par rapport à la foi il arrive le même : on désire conserver, protéger et défendre les convictions religieuses et les habitudes dues à la foi chrétienne.
On cherche une bonne paroisse, des collèges catholiques, aussi des amis que partagent la foi catholique.
C’est comme une maison ou on ouvre les fenêtres pour laisser rentrer le soleil et pour regarder ce qui se passe au dehors,
mais la porte reste fermée.

2- Dans l’autre manière de vivre on choisit une attitude opposée: chercher la convivialité avec des gens qui ont des cultures différentes, désirer découvrir d’autres valeurs que les siennes.
Par rapport à la foi : on essaye de connaître autres fois et on cherche des occasions de dialoguer avec des personnes qui ont d’autres pratiques religieuses.

C’est comme une maison ou la porte s’ouvre pour laisser rentrer des différents
et par laquelle on sort pour aller les visiter.

Cette attitude a évidement des risques qui n’a pas la première.
Ce n’est pas étonnant que le peuple d’Israël, le peuple choisi para Dieu ai un grand souci de se protéger des influences religieuses païennes qui pouvaient l’éloigner de l’alliance et de la loi reçues de Dieu par Moïse.

3- La première attitude était celle dans laquelle Jésus a été éduqué et dans laquelle il vivait.
Dans la page d’évangile que nous venons d’entendre
Jésus manifeste clairement qu’il partage cette attitude de auto-défense vis-à-vis des païens. Jésus était un juif pieux fidèle à la loi de Dieu.
Donc il ne peux pas contacter avec cette femme païenne.

4- Cependant nous pouvons remarquer qu’il s’est opéré quelque chose de surprenant en Jésus :
De fait la persistance et le courage de cette femme non-juive
amène Jésus à sortir de l’attitude courante d’un juif pratiquant de la loi,
et à changer d’attitude, aller à la rencontre des demandes de cette femme païenne
entretenir un dialogue avec la cananéenne et accepter de guérir sa fille.
Et ce n’est pas tout : il va faire l’éloge de sa foi – elle qui n’était pas une fidèle juïve.

Nous savons que ce n’était pas la première fois, que cela arrivait à Jésus,
car selon l’évangile il avait déjà eu des attitudes disont « peux orthodoxes » avec des samaritains, des soldats romains païens, des pécheurs et pécheresses, des lépreux.
Mais cette fois-ci dans ce dialogue entre la païenne et Jésus est très clair :
elle réussit à le convaincre.
Jésus change d’attitude, on peut même dire :il se laisse « convertir », il accepte changer d’attitude para rapport à ceus de l’extérieur du peuple élu.
L’humilité, la persévérance, le courage de cette femme lui permetent de manifester son rôle de sauveur universel et non pas seulement d’un peuple.
Et surtout, la foi de la cananéenne devient un modèle pour les disciples de Jésus :
« Ó femme grande est ta foi ! ».

Ce changement d’attitude de Jésus aura une grande importance dans la prédication et la pratique des premiers chrétiens :
au centre du message et du témoignage chrétiens il est le ministère de la réconciliation :
d’abord faire tomber le mur entre chrétiens d’origine juive et d’origine païenne
et ensuite la mission de réconciliation universelle, pour que le monde devienne une maison fraternelle.
Voici qu’avec Jésus, est inauguré un monde nouveau, un monde réconcilié. Un monde où « il n’y a plus ni Juif ni Grec, … », dira saint Paul.

Une cananéenne … un Zachée … un centurion peu importe
Ces personnages sont tout simplement la « porte » qui nous ouvre à la manière d’aimer de Jésus.
A nous de passer par cette porte.
Pour cela, il y faut développer l’ouverture d’esprit et de cœur.
Il faut apprendre à aller à la rencontre de l’autre, vouloir le comprendre dans sa culture et dans ses convictions différentes des nôtres.
Notre conversion au Christ nous demande de nous « convertir », de nous tourner vers les autres pour les rencontrer vraiment.

Qui est la Cananéenne pour nous ?
Il y en a des millions et des millions.
Tous ceux qui ne pensent pas comme nous. Nous en trouvons partout, y compris dans notre propre famille

Probably you and I owe the fact that we are Christians today to the heroism of this woman who dismantled the wall of intolerance between Jews and Gentiles.
We need to consult this woman in this Eucharist,
asking her to teach us how to go about dismantling the structures that create undue division.

The first thing she teaches us in our Christian vocation to reconcile all humankind to God is courage.
She was so small that, she addresses Jesus by his proper Messianic titles: “Have mercy on me, Lord, Son of David” (verse 22),
Jesus ignored her: “He did not answer her at all” (verse 23a).
Most people at this point, would give up and accept defeat.
But not our Canaanite sister.
Rather she intensifies her efforts and embarks on a one-woman demonstration to the point that the disciples had to ask Jesus to do something about it: “Send her away, for she keeps shouting after us” (verse 23b).
Her courage finally paid off.

The second thing we can learn from this woman is focus or what the civil rights movement calls “keep your eyes on the prize.”
But with focus and with her eyes on the prize, she made it.
She is a model of non-violence, if you figure that the words of Jesus to her were unjustified verbal assault on her and on her people.
Finally, it was Jesus who gave in: “Woman, great is your faith! Let it be done for you as you wish” (verse 28) and the woman got what she wanted.

The message of this single woman outsider to every one of us today is:
Be not afraid. Be not afraid to challenge prejudice and falsity even in high places, even in religious high places.


Frei Eugénio, homilia do dia 17 de Agosto.